« Liberté et compagnie » d’Isaac Getz

Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises. Et évite le burn-out, le bore-out et le brown-out.

La liberté, concept oublié

Notre société a érigé la liberté comme l’une de ses valeurs, censée gouverner notre système politique comme nos vies privées. Les patrons sont souvent les premiers à vanter ses vertus, en faisant un point fondamental du capitalisme. Mais ces belles paroles s’arrêtent trop souvent hélas à la porte des entreprises : dans le monde du travail, la hiérarchie, le contrôle, la surveillance continue, (voire le harcèlement) sont toujours présents. Le film de Charlie Chaplin: les temps modernes » est presque toujours d’actualité.
Un reportage diffusé sur Arte sur  le bonheur au travail précisait que seulement 11 % des salariés sont heureux au travail, en France et en Allemagne.

Peut-on faire autrement?

Oui, les auteurs montrent qu’il existe une autre manière d’agir et nous invitent dans des entreprises où la liberté est devenue le principe de management. Même si ce n’est pas idyllique, le manager qui bouscule les habitudes et tente de remplacer les pratiques obsolètes par de nouvelles relations existe.
On y laisse les salariés prendre des initiatives au lieu de leur dire comment faire. On les traite en adultes responsables au lieu de limiter les informations dont ils disposent et de faire contrôler chacun de leurs faits et gestes par une hiérarchie pléthorique. On encourage la prise de risque. Situées en France, aux États-Unis, au Japon ou en Finlande, ces entreprises ont été « libérées » par des dirigeants visionnaires qui ont totalement révolutionné la culture de leurs firmes. Et en même temps, leur rentabilité a explosé. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère du management.

Voulez-vous des exemples?

Le manager peut décider de travailler dans la joie, de donner du bonheur, et même de s’inspirer de principes monastiques pour son action.

– Paru en Février 2016

Commander